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Pôle Hauteville

Moyens

Comment intervenons-nous ?

Après les premiers rendez-vous, nous adressons aux parents le Document Individualisé de Prise En Charge où est écrit le projet de travail concernant l’enfant désigné par la mesure.

Ce projet est revu dans les six mois après une réunion de l’équipe et un partage de nos réflexions avec la famille.

Le travailleur social référent rencontre régulièrement les parents et l’enfant au service, ou à leur domicile, pour parler avec eux de tous les sujets qui concernent la famille : relations parent-enfant, éducation, scolarité, santé, hygiène, histoire de la famille, etc…

Il rencontrera aussi l’enfant seul, en entretien ou en sortie, parce qu’il est utile et parfois plus facile pour un enfant ou un adolescent de parler de ses soucis ou de ses préoccupations avec quelqu’un qui n’est pas de la famille.

En fonction du projet proposé et de l’évolution de la situation, d’autres membres de l’équipe peuvent être amenés à intervenir : psychiatre, psychologue, éducatrice scolaire, technicienne de l’intervention sociale et familiale,…

En assistance éducative, nous constatons une augmentation des prises en charge d’enfants issus de l’immigration d’Afrique subsaharienne (l’Afrique au sud du Sahara), ce qui pour les travailleurs sociaux implique une nouvelle approche de type « interculturelle » dans leur travail.

Cette nouvelle approche nécessite la prise en compte de la compréhension de la culture d’origine des enfants suivis afin de favoriser et de faciliter le travail envisagé.

La mission attribuée à l’intermédiation culturelle est de remédier aux incompréhensions qui peuvent émerger par une analyse anthropologique des situations.

Elle se fonde sur l’anthropologie juridique qui, par l’analyse des discours (oraux ou écrits), des pratiques et des représentations, étudie les processus de juridiciarisation propres à chaque société.

Ce travail consiste plus précisément en l’échange d’informations culturelles, fonctionnelles et donne un éclairage ethnique afin d’établir ou améliorer la communication et la compréhension entre les travailleurs sociaux, le jeune et sa famille.

En résumé son objectif est la communication et non la thérapie.

Il s’agit de favoriser la démarche interculturelle en prenant connaissance de certains codes culturels, propres à la culture de « l’autre », et de mieux les appréhender.

Nous proposons, si nécessaire, des activités éducatives pour l’enfant ou des rencontres avec d’autres parents, ainsi que des sorties éducatives.

Nous sommes amenés à travailler en lien avec le milieu de vie de l’enfant (école, loisirs, santé,…) et les services qui peuvent intervenir auprès de sa famille.

Ce travail en partenariat permet aux parents d’assurer la protection de leur enfant : créer, recréer, consolider des liens sociaux.

L’intervention judiciaire, en tant que telle, est exceptionnelle pour une famille, elle est intégrée au réseau de coopération associant : l’aide sociale à l’enfance, les services sociaux de secteur, la protection maternelle et infantile, les établissements et les services scolaires, les lieux de soin.

Le travail auprès de la famille intervient en complémentarité avec celui des différents partenaires afin que chaque acteur social participe, dans le cadre de sa mission, à l’aide apportée aux enfants et à leurs parents pour qu’ils se resituent dans leurs responsabilités, leurs devoirs et leurs droits.

Les parents en sont tenus informés.

Un mois avant la fin de la mesure, nous transmettons un rapport au Juge et un rapport circonstancié au Président du Conseil Général sur l’évolution de la situation de l’enfant. Nous informons la famille du contenu de ces rapports.

Puis, le Juge des enfants convoque à une audience parents et enfants puis décide, après avoir entendu chacun, de la poursuite ou de l’arrêt de notre intervention.

A l’issue de la mesure, une enquête de satisfaction est adressée à la famille.